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HISTORIQUE
DU LABORATOIRE :
L’unité de Nutrition azotée
des plantes est historiquement le premier laboratoire du Département
de Biologie végétale de l’INRA. Il a été
fondé en 1957 par Y. Coïc, Directeur de Recherche du
Département d’Agronomie. Cette unité a été
intitulée tout d’abord laboratoire de « Nutrition
minérale des Plantes » et s’occupait essentiellement
de nutrition minérale, nutrition nitrique et ammoniacale
et effet sur la croissance et les équilibres anions/cations.
Par la suite, cette unité a développé des recherches
appliquées sur la nutrition hydroponique des plantes directement
avec les professionnels. Les solutions utilisées couramment
en hors sols, les solutions Coïc-Lesaint, sont très
connues.
En
1976, E. Jolivet prend la direction de l’Unité qu’il intitule laboratoire de «
Nutrition des plantes et Métabolisme ». Il y introduit
des approches métaboliques : métabolisme des acides
organiques, des sucres et des acides aminés, en relation
avec les grandes fonctions (respiration, photosynthèse, nutrition
minérale, dormance, floraison, etc…). Le laboratoire
conduit simultanément des recherches fondamentales (photosynthèse
par exemple avec l’arrivée de J.F. Morot-Gaudry) et
des recherches appliquées conduites en collaboration avec
des organisations professionnelles (Fédération nationale
des Producteurs d’Endives, Société GOEMAR, etc…).
En 1987, J.F. Morot-Gaudry développe des approches concernant
essentiellement le métabolisme carboné et azoté.
L’Unité est dénommée « Laboratoire
du Métabolisme » et bénéficie très
rapidement de nouveaux chercheurs. Les domaines de la photosynthèse
sont pris en charge par C. Foyer. Les domaines de la nutrition azotée
sont développés essentiellement par B. Hirel qui y
apporte les aspects moléculaires. Le laboratoire par ses
publications nombreuses et de qualité est reconnu internationalement.
Les recherches de type appliqué sont conservées et
menées par J.F. Morot-Gaudry et A. Limami essentiellement
sur la vigne et la chicorée. Les aspects agronomiques liés
à la grande expérience du laboratoire en nutrition
minérale sont poursuivis par I. Quilleré (contrats
avec la COGEMA, GOËMAR, etc…).
En 1999, restructuration du laboratoire et création du Laboratoire
de la « Nutrition Azotée des Plantes ».
LES INSTALLATIONS EXPERIMENTALES :
Le
dispositif expérimental a été
créé au début des années 1960. La serre
de type chapelle construite en 1961, dite « serre au plateau
tournant » (photos 1 & 2) a servi aux premières
expérimentations
des solutions Coïc-Lesaint. Cette serre a été
complètement rénovée en 1991 puis mise en
conformité
S2 pour la culture de plantes transgéniques. Actuellement
la serre comporte trois compartiments dont deux sont utilisés
comme serre (180 m2 chacun) et un qui abrite les enceintes climatiques
(150 m2). Ce compartiment ainsi qu’un des deux compartiments
serre sont en conformité S2. Les phytotrons, de taille
variable, sont au nombre de 8 et représentent de l’ordre
de 40 m2 de surface de culture dans des conditions variées
(photo 3).
De
part les recherches menées, l’Unité
a toujours porté beaucoup d’intérêt aux
installations expérimentales et a formé et bénéficié
d’un personnel extrêmement compétant qui a toujours
su utiliser au mieux les serres et les chambres de culture. A titre
d’exemple certaines chambres de culture ont permis de réaliser
dès les années 1980 des expériences de marquage
13C et 15N sur plantes entières tout en contrôlant
tous les paramètres climatiques et de nutrition, en particulier
le teneur en CO2 et le rapport 12C/13C (Plant Physiol. 1990). Un
système original combinant un élevage de poissons
et la culture de tomates et de laitues a permis de montrer que les
déjections des poissons pouvaient nourrir les plantes qui
épuraient l’eau d’élevage ; un complément
minéral minimal et un apport d’eau compensant les pertes
par évapotranspiration étaient suffisants pour faire
fonctionner l’écosystème (Agriculture, Ecosystems
& Environment, 1993). Enfin un système ingénieux,
utilisant les méthodes mises au point par Coïc et Lesaint
a permis de transformer les eaux d’extraction de minerais
d’uranium en solutions nutritives (Contrat COGEMA). En outre,
depuis 1990 un membre du laboratoire représente le Chef du
Département de Biologie Végétale au sein de
la commission des matières fertilisantes et des supports
de culture, auprès du Ministère de l’Agriculture.
Ces
installations et ces compétences
sont très appréciées et indispensables en ce
début de l’ère de la génomique où
les conditions de culture doivent être parfaitement contrôlées.

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