généralités
  accès
  comité de direction
  offres d'emploi
  enseignements
  publications
  Contacts
  morphogenèse, signalisation, modélisation
  dynamique et expression des génomes
  adaptation des plantes à leur environnement
  reproduction et graines
  paroi végétale, fonction et usage
  secrétariat
  communication
  informatique
  atelier
  laverie
  magasin
IJPB
msm deg ape rg pave
iNRA
présentation pôles Observatoire du Végétal services communs intranet liens actualité


top

Evènements
___

Stéphane Travert et Nicolas Hulot visitent l'IJPB lors de leur venue sur le site de l'INRA de Versailles


Lors de leur visite du site de l'INRA de Versailles, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Stéphane Travert et le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, accompagnés de Philippe Mauguin PDG de l'INRA, ont notamment visité l'Observatoire du végétal avec son Phenoscope et suivi une conférence concernant la présentation du Programme d'Investissement d'Avenir "Biomass for the Future" (BFF) par Herman Höfte, coordinateur de ce projet et responsable du pôle scientifique IJPB "Paroi végétale, fonction et usage" (PAVE).

Olivier Loudet, Directeur scientifique de IJPB et responsable de l'équipe "Variabilité et tolérance aux stress abiotiques" (VAST) du pôle "Adaptation des plantes à leur environnement" (APE) en compagnie d'Anne Krapp, Directrice de l'IJPB, a présenté le Phenoscope (plateforme de phénotypage) et les projets de recherche menés faisant usage de cette plateforme. Le phenoscope est composé de 4 robots qui accueillent plus de 700 plantes chacun. Il permet d'analyser, comprendre et optimiser la réponse des plantes à des contraintes multiples (sécheresse, teneur en azote…), notamment avec le changement climatique.

Les ministres ont ensuite assisté à la présentation du projet lauréat du Programme d'Investissements d'Avenir « Biomass for the Future ». Ce projet vise à développer de nouvelles variétés et des systèmes de culture de production de biomasse de faible impact environnemental (miscanthus, sorgho). Dans le cadre du développement de la bioéconomie, la disponibilité de la biomasse pour la production d’énergie, de molécule issues de la chimie verte et de matériaux sans venir en compétition avec les cultures alimentaires est un enjeu majeur de cette priorité nationale.

Plus d'info :
Phénotypage haut débit chez Arabidopsis thaliana, site de l'Observatoire du Végétal
site Internet du projet BFF
Article INRA : Agriculture et environnement : indissociables pour changer de modèle

 

10 juillet 2017


Colloque "3èmes Journées du Réseau France Microtubules"
French Microtubule Network

3 et 4 juillet 2017, INRA, Versailles

Date limite d'inscription 20 mai 2017

Les microtubules sont présents dans toutes les cellules eucaryotes -depuis les champignons et les plantes jusqu'aux mammifères et à l'homme- et y jouent un rôle crucial aussi bien au cours de la mitose que dans les cellules en interphase. Leur dysfonctionnement aboutit à des processus de cancérisation et des neuropathologies chez les animaux, et à une perturbation de l’architecture et de la reproduction des plantes. L'universalité des mécanismes mis en jeu dans le contrôle de l’organisation et la dynamique des microtubules explique l'intérêt de confronter les connaissances obtenues par des travaux réalisés sur une grande variété de modèles, dans des situations variées, physiologiques, pathologiques ou thérapeutiques. C’est pourquoi a été créé en 2013 le « Réseau France Microtubules » qui rassemble toutes les équipes et laboratoires français s’intéressant aux microtubules et qui organise un colloque les années impaires fonctionnant en alternance avec le congrès international de l'EMBO consacré à la recherche sur les microtubules.
Les éditions précédentes de ce colloque ont eu lieu à Marseille en 2013 et à Grenoble en 2015 en réunissant des chercheurs, post-docs et étudiants de plus de 34 laboratoires. Les 3èmes journées du Réseau France-Microtubules se tiendront à Versailles les 3 et 4 juillet 2017.

Comité local d’organisation : Katia Belcram (Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB), Versailles), Frédéric Coquelle (Institut Curie, Université Paris-Sud), Corine Enard (IJPB, Versailles), Benoit Gigant (I2BC, Gif-sur-Yvette), Maria-Jesus Lacruz (IJPB, Versailles), Christophe Leclainche (I2BC, Gif-sur-Yvette), Anne Nehlig (Institut Gustave Roussy, Villejuif), Martine Pastuglia (IJPB, Versailles), Philippe Porée (INRA, Versailles), Magalie Uyttewaal (IJPB, Versailles)

Comité scientifique : David Bouchez (IJPB, Versailles), Denis Chrétien (Institut de Génétique et Développement de Rennes, Rennes), Anne Fourest-Lieuvin (Grenoble Institut des Neurosciences, Grenoble), Stéphane Honoré (Centre de Recherche en Oncobiologie et Oncopharmacologie, Marseille), Andreas Merdes (Centre de Biologie Intégrative, Toulouse), Christian Poüs (Faculté de Pharmacie, Chatenay-Malabry)

Contact et plus d'info : site 3èmes Journées du Réseau France Microtubules





11 mai 2017


Colloque " Bilateral Closure Symposium of GDRI Integrative Plant Biology Network"

23-25 octobre, 2017 - Lyon, France

Il s'agit du congrès de clôture du GDRI 'Plant Integrative Biology'. Ce réseau, qui regroupe des laboratoires français et japonais travaillant sur le végétal, a organisé et financé des actions bilatérales de 2014 à 2017.


Des résumés de posters seront sélectionnés pour des communications orales. La date limite de soumission est le 31 août.

Programme (fichier .pdf)

Le comité scientifique :
Thierry GAUDE (ENS de Lyon), Gwyneth INGRAM (ENS de Lyon, France), Loïc LEPINIEC (IJPB, INRA, Versailles), Annie MARION-POLL (IJPB, INRA, Versailles), Laurent NUSSAUME (BIAM, CEA, Cadarache), Akira SUZUKI (IJPB, INRA, Versailles), Mitsunori SEO (RIKEN, Yokohama, Japan), Hidehiro FUKAKI (Kobe University, Kobe, Japan), Kohki YOSHIMOTO (Meiji University, Kawasaki, Japan), Kimitsune ISHIZAKI (Kobe University, Kobe, Japan)

Pour plus d'information, merci de visiter le site GDRI-IPB

29 juin 2017



Actualités
___


Exploiter la diversité génétique du maïs : de l’intérêt de la composition métabolique des feuilles durant le remplissage des grains

Largement cultivée de par le monde, le maïs est une céréale possédant de nombreux atouts agronomiques, parmi lesquels une forte capacité de production. Examinant l’existence d’un lien potentiel entre la physiologie des feuilles et la production de grains, des chercheurs de l'équipe "Gestion de l'azote et productivité végétale" (GAPV) du Pôle scientifique "Adaptation des Plantes à leur Environnement" (APE) de l'IJPB, Inra Versailles, du CNRS, des universités d’Angers et Paris-Sud, ont mis en évidence que différents marqueurs du métabolisme foliaire reflètent la diversité génétique du maïs. Ces travaux ouvrent la voie à une sélection de variétés à fort rendement en grains. Ils viennent d’être publiés dans la revue Plant Cell.

Première céréale cultivée dans le monde, le maïs, Zea mays L., représente plus de 40% de la production céréalière mondiale, soit un million de tonnes en 2015-2016 dévolues à l’alimentation animale et humaine et plus récemment aux marchés non alimentaires comme celui des biocarburants. Originaire d’Amérique du Sud où elle a été domestiquée il y a plus de 7 000 ans, cette plante a été introduite par la suite en Europe où son adaptation aux conditions climatiques tempérées a permis d’étendre sa culture à de nombreuses régions.

C’est donc un challenge à la fois agronomique et scientifique qui a conduit les chercheurs à s’intéresser aux facteurs clés impliqués dans des processus biologiques complexes comme l’élaboration du rendement et la production de biomasse chez le maïs.

Ils ont comparé les profils métaboliques et les activités enzymatiques des feuilles de 19 lignées de maïs génétiquement éloignées provenant d'Europe et d'Amérique, dans le but de déterminer s’il existe un lien entre la variabilité génétique de la plante et la physiologie de ses feuilles.

Profils métaboliques et activités enzymatiques varient selon le stade de développement et les caractéristiques génétiques de la plante
Les scientifiques ont ainsi mis en évidence que les profils métaboliques des feuilles de maïs varient de façon considérable selon le stade de développement de la plante et selon sa diversité génétique, en grande partie liée à son origine géographique.

Ils ont ainsi identifié quelque 155 métabolites, principalement des glucides (57 %) parmi lesquels le saccharose, des acides organiques (32 %) surtout représentés par l’aconitate et des acides aminés (9%), notamment l’alanine, auxquels s’ajoutent des molécules diverses - lipides, vitamines, métabolites secondaires et d’autres composés encore non identifiés.

La nature de certains de ces métabolites diffère selon la lignée étudiée. Leurs quantités relatives varient de manière très importante entre la phase de développement végétatif et celle correspondant au remplissage des grains, reflétant le passage d’une feuille qui accumule l’azote et le carbone nécessaires à la croissance de la plante, à une feuille qui exporte les métabolites carbonés et azotés vers le grain en formation.

Les chercheurs ont également montré que les activités de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme de l’azote et du carbone ou dans la photosynthèse de type C41, varient selon le stade de développement et la lignée de la plante. Comme pour les métabolites, ces variations illustrent la transition qui s’opère au sein des feuilles, entre l’assimilation du carbone et de l’azote durant le stade de développement végétatif et la remobilisation des ressources lors du remplissage des grains.

Composition métabolique des feuilles et diversité génétique
Explorant le lien entre physiologie et diversité génétique des lignées, les chercheurs ont mis en évidence que, pendant la phase de remplissage du grain, la composition métabolique des feuilles semble être un marqueur fiable, qui permet de proposer une classification de ces même lignées en fonction de leurs caractéristiques génétiques.

Au cours de la même période, ils ont observé une corrélation significative entre la distance génétique des lignées et les activités des enzymes impliquées dans le métabolisme du carbone, notamment la glycolyse. Bien que de grandes différences aient été observées en matière de flux métaboliques au sein des feuilles, ces différences ne sont cependant pas liées à la variabilité génétique des lignées.

Vers une variété de maïs à fort potentiel de rendement
Des études de corrélation et des analyses de réseaux métaboliques ont permis aux scientifiques de proposer une variété de maïs adaptée à un environnement donné – on parle d’idéotype - possédant un fort potentiel de rendement en grain. Celui-ci se caractérise par une faible accumulation d'acides aminés libres et de glucides dans les feuilles et par une activité plus élevée des enzymes impliquées dans la photosynthèse de type C4 et dans la biosynthèse des acides aminés dérivés du glutamate.

A la faveur de l’identification conjointe des mécanismes physiologiques qui sous-tendent la variabilité génétique de plantes d’intérêt agronomique et de leur régulation, un certain nombre de marqueurs métaboliques et d’activités enzymatiques peuvent donc être potentiellement utilisés à des fins de sélection végétale.

Rafael A Cañas, Zhazira Yesbergenova-Cuny, Margaret Simons, Fabien Chardon, Patrick Armengaud, Isabelle Quilleré, Caroline Cukier, Yves Gibon, Anis M. Limami, Stéphane D Nicolas, Lénaïg Brulé, Peter J. Lea, Costas D. Maranas and Bertrand Hirel. Exploiting the Genetic Diversity of Maize using a Combined Metabolomic, Enzyme Activity Profiling, and Metabolic Modelling Approach to Link Leaf Physiology to Kernel Yield Advance Publication April 10, 2017, The Plant Cell April 10, 2017 (pubmed abstract) tpc.00613.2016 doi: http://dx.doi.org/10.1105/tpc.16.00613

Contacts scientifiques :
Bertrand Hirel (01 30 83 30 89)
Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ELR CNRS)

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)
Département associé :
Biologie et amélioration des plantes
Centre associé :
Versailles-Grignon

Plus d'info : conmmuniqué de presse INRA

13 juin 2017


Innovation dans le domaine de la bioeconomie européenne :
GRACE, un projet de 15 millions d'euros pour optimiser les chaines de valorisation du miscanthus et du chanvre


Le projet européen GRACE "GRowing Advanced industrial Crops on marginal lands for biorEfineries", inclus 22 partenaires dont l'INRA de Versailles avec 2 équipes de l'IJPB "Paroi primaire" PAR et "Biopolymères lignocellulosiques : des assemblages pariétaux aux synthons pour la chimie verte" APSYNTH du pôle scientifique "Paroi végétale fonction et usage" (PAVE). Il concerne la science, l'agriculture, l'industrie, de nouvelles variétés, la culture dans des lieux inhabituels, la chaine de valorisation de la biomasse et l'évaluation du cycle de vie ainsi que le transfert de savoirs.

Ce projet a été initié début juin 2017 pour une durée de 5 ans (jusqu'au 31/05/22). En particulier dans le cadre de ce projet, des variétés de miscanthus sont en cours de test pour la production de biomasse à l'IJPB, une des 21 localisations pour les essais en Europe.

Plus d'information :
Press release, Université d'Hohenheim, Allemagne

Contacts scientifiques :
Herman Höfte (01 30 83 36 93)
Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ELR CNRS)

 

 

13 juin 2017


Division cellulaire chez les plantes : l’anneau de préprophase stabilise le plan de division plus qu’il ne le détermine

L’orientation des divisions cellulaires joue un rôle important dans l’organisation spatiale des tissus de plantes. Une structure cellulaire particulière des cellules végétales, l'anneau de préprophase, est depuis sa découverte considérée comme l'acteur essentiel du positionnement du plan de division qui sépare les deux cellules filles. L'équipe IJPB de David Bouchez "Contrôle spatial de la division cellulaire" montre aujourd’hui que contre toute attente, cet anneau de préprophase intervient non pas dans le choix initial, mais plutôt dans la stabilisation du plan de division. Ces résultats sont publiés le 14 avril 2017 dans la revue Science.

L’organisation des divisions cellulaires dans le temps et dans l'espace est un élément majeur de la construction d’une plante. C’est, avec l’élongation cellulaire, le seul moteur de l’organisation tridimensionnelle des tissus végétaux car les cellules de plantes, liées les unes aux autres par une paroi rigide composée de cellulose, sont incapables de toute motilité au sein du tissu.

S'intéressant aux mécanismes moléculaires qui régissent l’organisation spatiale des divisions dans les cellules des plantes terrestres, des chercheurs de l’Inra se sont plus particulièrement focalisés sur la formation de l’anneau de préprophase (ou PPB). Structure cellulaire propre aux cellules végétales, il est considéré comme déterminant dans le choix du site de division au cours de la mitose, même si son rôle exact n’est pas totalement élucidé.

L’anneau de préprophase, un rôle stabilisateur…
Combinant des approches de génétique, de biochimie et de microscopie, les scientifiques ont d’abord obtenu, chez la plante modèle Arabidopsis thaliana, des mutants incapables de former l’anneau de préprophase avant la division cellulaire, sans autre conséquence sur le fonctionnement de la cellule. Très spécifiques, ces mutants leur ont permis d'étudier les effets de la perte de cette structure.
De façon inattendue, les chercheurs ont mis en évidence que, dans les cellules mutantes, la perte du PPB n’entraîne pas de bouleversements majeurs mais se traduit seulement par une orientation moins précise, plus variable des divisions cellulaires. Plus encore, chez ces mêmes mutants, la cellule reste capable de mettre en place un site de division à sa périphérie malgré l'absence de formation du PPB.

Autant de résultats qui suggèrent que le PBB a un rôle de stabilisateur et non de déterminant majeur dans l’orientation des divisions cellulaires chez les plantes terrestres.

... des rotations du fuseau mitotique

Le rôle de l’anneau de préprophase dans la stabilisation de l’orientation des divisions cellulaires serait lié à sa capacité à limiter les rotations du fuseau mitotique, un autre réseau de microtubules. Commun à tous les eucaryotes, le fuseau mitotique intervient dans la séparation des chromosomes pendant la division.

Renversant un dogme établi quasiment dès la découverte du PBB il y a cinquante ans, les chercheurs de l’équipe posent de nouvelles bases en ce qui concerne le contrôle spatial de la division des cellules végétales, et sa contribution au développement des plantes. Plus encore, leurs résultats donnent à penser que le facteur déterminant pour l’orientation des divisions cellulaires interviendrait en amont de l’établissement de l’anneau de préprophase, une hypothèse qu’ils vont maintenant s’employer à explorer à la faveur des outils génétiques qu’ils ont à disposition.

Estelle Schaefer, Katia Belcram, Magalie Uyttewaal, Yann Duroc, Magali Goussot, David Legland, Elise Laruelle, Marie-Ludivine de Tauzia-Moreau, Martine Pastuglia, David Bouchez, The preprophase band of microtubules controls the robustness of division orientation in plants. Science 14 Apr 2017: Vol. 356, Issue 6334, pp. 186-189 (PubMed Abstract)
DOI: 10.1126/science.aal3016

Contacts scientifiques :
David Bouchez (01 30 83 36 93)
Martine Pastuglia (01 30 83 33 94)
Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ELR CNRS)

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)
Département associé :
Biologie et amélioration des plantes
Centre associé :
Versailles-Grignon

Plus d'info : conmmuniqué de presse INRA

20 avril 2017


Archives Actualités : 2017 - 2016 - 2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011 - 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004


© INRA 2010
retour page d'accueil IJPB