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Actualités
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Croissance végétale et maladies humaines : des régulations communes décryptées

De l’adaptation des végétaux à l’environnement à la lutte contre des maladies humaines, L'équipe de Christian Meyer "Signalisation, Transport et Utilisation de l’Azote", en collaboration avec des équipes belges du Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB), viennent de mettre en évidence des régulations communes aux plantes et aux animaux. Ils révèlent que la mutation d’une protéine (YAK1) permettait de contrecarrer les effets de l’inhibition d’une autre protéine (TOR) qui se traduit par une réduction de la croissance et du métabolisme. Publiés dans Cell Reports, leurs résultats ouvrent des perspectives pour l’amélioration de la croissance des plantes et les thérapies contre le cancer ou les maladies neurologiques.

Présente chez les animaux, les plantes, les champignons et les levures, la protéine « Target Of Rapamycin » (TOR) contrôle de nombreux processus biologiques essentiels tels que la prolifération cellulaire et les activités métaboliques. TOR est une enzyme de type kinase, c’est-à-dire qu’elle ajoute un phosphate sur les acides aminés de certaines protéines cibles afin d’en réguler l’activité ou la stabilité.

Ainsi, l’activité de TOR augmente dans de nombreux cancers humains et ses inhibiteurs peuvent réduire les proliférations cancéreuses. Parmi ces derniers, le plus connu, la rapamycine est un antibiotique découvert dans les années 70 et produit par une bactérie trouvée sur l'Île de Pâques (Rapa Nui).

Chez les plantes, TOR régule la croissance, le rendement et les défenses contre les pathogènes. En effet, les scientifiques ont montré que des mutations génétiques de TOR qui affectent l’activité de la protéine entrainent une forte réduction de la croissance et un ralentissement du développement.


Le marteau de TOR


Des chercheurs de l’IJPB, équipe de Christian Meyer "Signalisation, Transport et Utilisation de l’Azote", en collaboration avec une équipe belge, ont utilisé la plante modèle Arabidopsis thaliana pour identifier de nouvelles mutations qui supprimeraient cette réduction de croissance et seraient capables de compenser les défauts de TOR. Cette approche leur a permis d’identifier une autre kinase, YAK1 (Yet Another Kinase 1) également présente chez la levure. La mutation de YAK1 permet aux plantes déjà affectées dans l’activité TOR de retrouver une taille plus grande et une croissance améliorée. Les perturbations métaboliques liées à l’inactivation de TOR sont également diminuées. Ainsi, l'inactivation de YAK1 par TOR semble requise pour activer la croissance des plantes

Des homologues de cette kinase YAK1 sont présents chez les animaux. Chez l’homme notamment, de tels homologues (parmi eux DYRK1A) sont impliqués entres autres dans les symptômes de la trisomie 21 ou de l’autisme.

Une meilleure compréhension des liens entre TOR et YAK1 pourrait ainsi permettre d’améliorer les performances des plantes cultivées en termes d’adaptation à l’environnement, mais aussi les traitements des maladies humaines liées à la prolifération cellulaire (comme les cancers) ou au développement neurologique. En effet, un pourcentage élevé de gènes impliqués dans des cancers humains sont également présents chez arabidopsis et les processus cellulaires associés à la prolifération sont très similaires, par exemple en réponse à certains pathogènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse INRA 06/06/19

Contact scientifique :
Christian Meyer (01 30 83 30 67)
Institut Jean-Pierre Bourgin (INRA, AgroParisTech ; ERL CNRS)
Département scientifique associé :
Biologie et amélioration des plantes


Centre associé :
Ile-de-France-Versailles-Grignon

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)

Référence :
Mutations of the AtYAK1 kinase suppress TOR deficiency in Arabidopsis. Céline Forzanni, Gustavo T. Duarte, Jelle Van Leene, Gilles Clément, Stéphanie Huguet, Christine Paysant-Le Roux, Raphaël Mercier, Geert De Jaeger, Anne-Sophie Leprince, Christian Meyer. Cell Reports. 18 juin 2019. doi: 10.1016/j.celrep.2019.05.074

24 juin 2019


A qui perd gagne au cours de l’évolution des espèces à génome complexe ?

La perte de gènes dupliqués pourrait-elle servir de moteur à l’évolution au même titre que la duplication de gènes ? En étudiant la reproduction du colza, L'équipe d'Eric Jenczewski "Recombinaison méiotique chez les polyploïdes" a montré que, loin d’être délétère, la perte d’une des copies dupliquées d’un gène essentiel pour réaliser des échanges entre chromosomes au cours de la méiose pourrait conférer un avantage adaptatif. Publiés dans Nature Communications, ces résultats ouvrent des perspectives en amélioration des plantes, notamment pour sélectionner de nouvelles espèces cultivées présentant plusieurs sous-génomes, à l’instar du triticale, un hybride entre le blé et le seigle.

Toutes les plantes à fleurs ont connu au moins un, et souvent plusieurs évènements de polyploïdie (duplication complète de génome) au cours de leur évolution. Ce succès évolutif ne va pourtant pas de soi car la présence de plus de deux lots complets de chromosomes, souvent issus d’espèces différentes, conduit à des défauts au cours de la méiose. Depuis plusieurs dizaines d'années, les scientifiques cherchent à comprendre comment les espèces polyploïdes réussissent malgré tout à assurer une bonne transmission de leurs chromosomes à leur descendance au cours de cette étape essentielle à leur reproduction. Les travaux menés à l’Inra conduisent à envisager une réponse étonnamment simple à cette question : l’élimination d’une des copies dupliquées de gènes essentiels pour la recombinaison méiotique.

Toujours seuls !
Les chercheurs de l'équipe "Recombinaison méiotique chez les polyploïdes" se sont intéressés à l’évolution des gènes codant une protéine impliquée dans les échanges génétiques entre chromosomes appelée MSH4. Ils ont montré que les gènes codant pour la protéine MSH4 sont revenus sous forme de copie unique suite aux évènements de polyploïdie qui ont jalonné l’histoire des plantes à fleurs. Seuls les polyploïde plus récents comme le au blé, le coton ou le colza présentent plusieurs copies. Étonnés par le caractère systématique de cette perte de gènes dupliqués sur un pas de temps court, les chercheurs ont étudié les conséquences de la perte d’une des copies de MSH4 chez le colza qui en possède deux.


Des pertes sans conséquence
L’inactivation simultanée des deux copies de MSH4 chez le colza conduit à une diminution drastique du nombre d’échanges génétiques entre chromosomes, confirmant le rôle essentiel que joue cette protéine dans la recombinaison méiotique chez cette espèce. En revanche, la perte de l’une ou de l’autre des deux copies est sans conséquence sur le bon déroulement de la méiose chez cette espèce. Il suffit d’un seul exemplaire (allèle) fonctionnel assurer une ségrégation équilibrée des chromosomes au cours de la méiose.


Moins il y en a, mieux c'est !
Il en va différemment si on s’intéresse aux échanges génétiques qui peuvent survenir entre les chromosomes hérités des espèces parentales du colza. Leur nombre est proportionnel au nombre de copie fonctionnelle de MSH4 : il est maximal lorsque les deux copies sont fonctionnelles, décroit progressivement au fur et à mesure que la plante accumule des allèles délétères pour l’une ou pour l’autre des deux copies, et il est pratiquement nul lorsque les deux copies sont inactivées. Loin d’être délétère, cette perte de copie dupliquée pourrait donc s’avérer bénéfique, en limitant les risques que des échanges illégitimes perturbent la ségrégation des chromosomes de colza. Ces travaux ouvrent donc la voie à la sélection de nouvelles espèces cultivées combinant les génomes de plusieurs espèces, comme cela a été fait pour le triticale.

 

Ces travaux ont été menés dans le cadre d’une thèse financée par le réseau Européen de formation COMREC.

Communiqué de presse INRA 06/06/19

Contact scientifique :
Eric Jenczewski (01 30 83 33 08)
Institut Jean-Pierre Bourgin (INRA, AgroParisTech ; ERL CNRS)
Département scientifique associé :
Biologie et amélioration des plantes
Centre associé :
Ile-de-France-Versailles-Grignon

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)

Référence :
Reducing MSH4 copy number prevents meiotic crossovers between non-homologous chromosomes in Brassica napus.Adrián Gonzalo, Marie-Odile Lucas, Catherine Charpentier, Greta Sandmann, Andrew Lloyd et Eric Jenczewski. Nature Communications. 29 mai 2019.
DOI : orcid.org/0000-0001-7821-5384

Plus d'info :
Adrian Gonzalo Sanchez, lauréat d’une bourse doctorale dans le cadre des actions Marie Curie, Internet Centre Ile-de-France-Versailles-Grignon

6 juin 2019


 

Zoom sur la complexité génétique chez les plantes

L’adaptation fine de la croissance de la plante à son environnement joue un rôle clé dans sa survie, d’autant plus qu’elle est fixée au sol. L'équipe d'Olivier Loudet "Variabilité et tolérance aux stress abiotiques" révèle la grande complexité génétique permettant des variations de croissance aérienne de la plante en réponse à la limitation de la disponibilité en eau. Publiés dans PLoS Genetics le 22 avril 2019, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la découverte des variations génétiques qui contrôlent la réponse aux stress pour des caractères d’intérêt adaptatif et agronomique.

Pour survivre et coloniser des milieux très divers, la plante doit s’adapter aux fluctuations de l’environnement. Les végétaux ont évolué en apportant des réponses très diversifiées à ces variations de contexte en étant très plastiques, en particulier concernant leur aspect (plasticité phénotypique), y compris au sein d’une même espèce.

Grâce au Phenoscope, un robot de culture permettant de faire du phénotypage haut-débit en conditions strictement contrôlées et reproductibles (voir ci-dessous), L'équipe d'Olivier Loudet a réussi à décrypter les bases génétiques de cette diversité végétale. Sur le Phenoscope, plus de 700 plantes cultivées d’Arabidopsis thaliana sont en mouvement continu et ainsi dans un environnement équivalent. Elles sont pesées, arrosées et photographiées très régulièrement.

Des approches de génétique quantitative exploitant différents croisements entre variétés sauvages ont permis de réaliser une cartographie des loci (QTL : 'Quantitative Trait Loci') contrôlant des paramètres reliés à la croissance foliaire avec une précision jamais atteinte chez les plantes. La morphologie et la croissance de la rosette, partie aérienne de la plante d'arabidopsis, ont été analysées en réponse à une limitation en eau modérée. Les chercheurs ont étudié différents critères de croissance cumulative et mesuré les vitesses de croissance pour la descendance de 4 croisements entre variétés d'arabidopsis (populations recombinantes, RILs). Ils se sont ensuite concentrés en particulier sur 2,5 % (soit 3 Mégabases) du génome de la plante modèle arabidopsis dans un seul croisement. Les scientifiques ont ainsi révélé une 'architecture génétique' sous-jacente des plus complexe : dans cette région du génome par exemple, un gène ayant un effet fort sur la variation de croissance masquait en fait plusieurs autres gènes ayant des effets indépendants et plus limités. La prise en compte de ces effets masqués en cartographie de QTL est importante pour comprendre la variation de ce caractère quantitatif.

Étudier ainsi la variabilité naturelle pour la croissance chez une espèce sauvage comme arabidopsis, ouvre la porte à la découverte de nouveaux variants de réponse aux stress contrôlant des caractères d’intérêt adaptatif et agronomique. Un changement d’échelle en biologie prédictive ou digitale pourrait s’annoncer : les résultats de cette étude suggèrent que l’on sous-estime probablement beaucoup la complexité génétique à la base de la diversité phénotypique.

Gros Plan sur le 'Phenoscope'
Mis au point à l’Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB à l’Inra de Versailles-Grignon – Ile-de-France) et grâce aux ressources génétiques du Centre de ressources biologiques Arabidopsis thaliana, le Phenoscope rassemble 4 robots uniques en leur genre dans 2 chambres de culture de l’Observatoire du végétal (Brevet INRA) pour observer des plantes au stade rosette (végétatif).
Il permet :
> d’étudier plus de 700 plantes en culture par robot.

> l’analyse de larges populations dans des conditions contrôlées et reproductibles, ce qui est irréalisable manuellement et représente un goulot d’étranglement en biologie moderne.
> ou la caractérisation détaillée d’un petit nombre de plantes différentes (génotypes) dans un grand nombre de conditions (d'arrosage par exemple).
> l’homogénéisation des conditions par un mouvement continu des plantes (ex : cycle typique de 4h00)
> 3 fois moins de répétitions nécessaires au sein de chaque expérience
> des prises de vue dynamiques de la croissance avec extraction automatisée des caractères par analyse d'image

Le futur Phenoscope XL est actuellement à l’étude : ce prototype accueillera des plantes y compris au-delà du stade floraison, jusqu’à la graine.

Plus d’infos : https://phenoscope.versailles.inra.fr/

Communiqué de presse INRA 22/04/19

Contact scientifique :
Olivier Loudet (01 30 83 32 17)
Institut Jean-Pierre Bourgin (INRA, AgroParisTech ; ERL CNRS)
Département scientifique associé :
Biologie et amélioration des plantes
Centre associé :
Ile-de-France-Versailles-Grignon

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)

Référence :
The complex genetic architecture of shoot growth natural variation in Arabidopsis thaliana. Elodie Marchadier, Mathieu Hanemian, Sébastien Tisné, Liên Bach, Christos Bazakos, Elodie Gilbault, Parham Haddadi, Laetitia Virlouvet, Olivier Loudet. PLoS Genetics. 22th April 2019. https://doi.org/10.1371/journal.pgen.1007954

23 avril 2019


La reproduction clonale par graines désormais possible chez les plantes cultivées

Cultivées dans le monde entier, les variétés hybrides F1, malgré leurs atouts indéniables, demeurent coûteuses à produire. Mais plus pour longtemps. En modifiant l'expression de certains gènes, Raphaël Mercier, responsable de l'équipe "Mécanismes de la méiose" de l'IJPB, INRA, Versailles, en collaboration avec l'Université de Californie Davis et le China National Rice Research Institute, sont parvenus à créer des plantes de riz hybrides dont les graines produisent des plantes strictement identiques à leur plante mère. Leurs travaux, qui viennent d’être publiés dans les revues Nature et Nature Biotechnology, constituent une avancée majeure.

Les méthodes d’amélioration des plantes reposent, d’une part, sur la capacité à produire des combinaisons génétiques performantes à partir de croisements entre lignées et, d’autre part, à stabiliser ces combinaisons pour produire des semences possédant les mêmes caractéristiques.


Les hybrides F1 sont utilisés depuis les années 1930 en agriculture. Issus du croisement entre deux lignées pures de plantes présentant des gènes d'intérêt, ils cumulent les avantages de chacun des parents, ce qui se traduit par une vigueur hybride supérieure à la valeur de chacune des lignées parentales. Ils sont produits par l’élimination des organes mâles suivie de pollinisation manuelles (maïs, tomate) ou par la pollinisation contrôlée de plantes exclusivement femelles (colza, betterave). Cependant, en raison des échanges qui s’effectuent entre les chromosomes des hybrides F1 lors de la méiose, leur descendance ne possède pas leurs caractéristiques. Pour obtenir des plantes identiques, il est donc nécessaire de semer chaque année des graines hybrides F1 obtenues à partir des mêmes lignées parentales.

De la méiose à la mitose
Depuis plusieurs dizaines d'années, les scientifiques cherchent un moyen de stabiliser les combinaisons hybrides performantes. Ils se sont notamment intéressés à l'apomixie, autrement dit la capacité de certains végétaux (notamment certaines espèces de pissenlits et d’aubépines) à produire des graines sans méiose ni fécondation, donc sans reproduction sexuée. Les plantes issues de ces graines étant génétiquement identiques à la plante mère, il s’agit donc de reproduction clonale par graines. Les chercheurs de l'INRA ont récemment démontré qu'en inactivant, chez la plante modèle arabidopsis puis chez le riz, trois gènes impliqués dans la méiose, on transforme celle-ci en mitose (procédé MiMe), avec pour conséquence des chromosomes identiques à ceux de la plante mère dans les cellules reproductrices ou gamètes. Mais pour parvenir à l'apomixie, une autre condition est nécessaire. Il faut que le gamète femelle produise un embryon sans fécondation. C'est cette étape fondamentale qui vient d'être franchie, de deux manières différentes, grâce à deux collaborations entre l'Inra et l’équipe de Venkatesan Sundaresan de l'Université de Californie Davis d’une part, et celle de Kejian Wang du China National Rice Research Institute d’autre part. Ces deux équipes ont en effet découvert indépendamment deux moyens de lancer l’embryogénèse sans fécondation du gamète femelle par un gamète mâle.

Tout le portrait de sa mère
Pour cela, elles ont inactivé chez le riz, à l’aide de CRISPR-Cas9, les trois gènes impliqués dans le procédé MiMe mis en évidence par l'équipe de Raphaël Mercier en collaboration. L’équipe de Venkatesan Sundaresan aux Etats-Unis a ensuite activé dans les gamètes femelles un gène dénommé BABYBOOM 1 qui, en temps normal, ne s'exprime qu’après la fécondation. En parallèle, l’équipe de Kejian Wang en Chine a inactivé le gène MATRILINEAL (aussi nommé NOT LIKE DAD), impliqué dans la fécondation. De cette façon, les deux équipes sont parvenus à déclencher l'embryogénèse sans fécondation, et à produire des grains de riz génétiquement identiques à la plante mère hybride. Mieux, l’équipe américaine a montré que ces clones produisent à leur tour des clones : après trois générations, ils sont encore identiques aux semences initiales. Il est donc possible de fixer la vigueur hybride dans la descendance d’hybrides F1 de riz !

Des perspectives phénoménales
Pour le moment, les taux de production de clones de graines obtenus par les équipes américaines et chinoises sont insuffisants pour envisager une application immédiate en production de semences, mais les chercheurs étudient déjà comment les améliorer.

Cette découverte pourrait, à terme, révolutionner les stratégies d’amélioration des plantes en permettant de créer des clones d'hybrides F1 pour la plupart des espèces d'intérêt agronomique. La simplicité du processus permettrait en outre de multiplier les combinaisons hybrides testées pour créer de nouvelles variétés, ce qui se pourrait se traduire par un accroissement de la diversité des variétés cultivées. Autre perspective lié à cette découverte : les agriculteurs pourraient ressemer les graines des plantes qu’ils ont cultivées, avec l'assurance d'obtenir la même vigueur hybride de génération en génération. Un avantage pour les agriculteurs, et plus particulièrement ceux des pays émergents, pour qui l'achat annuel de semences représente un coût non négligeable. Pour être profitable à tous, cette révolution méthodologique devra s’accompagner de l’évolution du modèle économique des filières de création variétale et de production de semences.

Les plantes à graines cultivées se propagent par reproduction sexuée : un gamète mâle contenant la moitié des chromosomes du parent mâle féconde un gamète femelle contenant la moitié des chromosomes du parent femelle. L’embryon de la graine qui résulte de cette fécondation, et la plante qui en descend, contient donc les chromosomes de ses deux parents. Au cours de la méiose, les chromosomes parentaux de cette plante recombinent et les gamètes mâles et femelles possèdent des chromosomes portant un mélange de l’information génétique de leurs parents. Ce processus se reproduit à chaque génération. Si les plantes s’autofécondent (cas du blé par exemple), leurs gamètes mâles et femelles s’homogénéisent au bout d’un certain nombre de générations et on aboutit à des lignées pures stables d’une génération à l’autre. Si les plantes se reproduisent par fécondation croisée (cas du maïs par exemple), leur descendance est différente des plantes mères à chaque génération.

En revanche, certaines plantes à graines se reproduisent par apomixie : leurs embryons se développent sans méiose ni fécondation. Les plantes qui en dérivent contiennent et transmettent donc uniquement l’information génétique de la plante mère. Certaines plantes non cultivées comme des pissenlits et des aubépines utilisent ce processus de reproduction clonale par graine.

Communiqué de presse INRA 10/01/19

Contact scientifique :
Raphaël Mercier (01 30 83 39 89)
Institut Jean-Pierre Bourgin (INRA, AgroParisTech, ERL CNRS)

Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)
Département associé :
Biologie et amélioration des plantes
Centre associé :
Versailles-Grignon

Références :
Imtiyaz Khanday, Debra Skinner, Bing Yang, Raphael Mercier & Venkatesan Sundaresan.A male-expressed rice embryogenic trigger redirected for asexual propagation through seeds. Nature (2019). https://doi.org/10.1038/s41586-018-0785-8 Abstract

Chun Wang, Qing Liu, Yi Shen, Yufeng Hua, Junjie Wang, Jianrong Lin, Mingguo Wu, Tingting Sun, Zhukuan Cheng, Raphael Mercier & Kejian Wang. Clonal seeds from hybrid rice by simultaneous genome engineering of meiosis and fertilization genes.Nature Biotechnology (2019). https://doi.org/10.1038/s41587-018-0003-0 Abstract

Voir aussi :
Raphaël Mercier, lauréat du Laurier INRA défi scientifique 2016

10 janvier 2019


La petite plus grande que la grande dans les sous-unité du ribosome mitochondrial d’arabidopsis :
machinerie de traduction en protéines

 

Les ribosomes sont les machines moléculaires qui effectuent la traduction des ARN messagers en protéines. Ils sont constitués de deux sous-unités. La petite décode l’ARN messager et la grande réalise la polymérisation des acides aminés pour former la protéine correspondante. Hakim Mireau, directeur de recherche INRA et ses collaborateurs de équipe "organites et reproduction" de l'IJPB, INRA, Versailles, en collaboration avec les équipes de Yaser Hashem (IECB, INSERM, Bordeaux) et de Philippe Giegé (IBMP, Université de Strasbourg) a déterminé la composition et l’architecture très particulières des ribosomes des mitochondries d’arabidopsis. Cette étude est publiée dans la revue Nature Plants le 9 janvier 2019.

Les mitochondries représentent le centre de production d'énergie des cellules eucaryotes (plantes, animaux, levures...). Elles combinent à la fois des propriétés de type bactéries et qui ont évoluées chez la plante. La traduction est la moins connue dans l'expression des gènes de mitochondrie. Chez la plante, les protéines à motifs PPR (Pentatrico Peptide Repeat) sont impliquées dans l'ensemble de l'expression des gènes mais leur fonction dans la traduction chez la mitochondrie est mal comprise.


A l'aide d'une approche biochimique, les chercheurs ont caractérisé le ribosome de la mitochondrie (mitoribosome) de la plante modèle arabidopsis (Arabidopsis thaliana) et identifié sa composition protéique. 19 protéines du mitoribosome ont été trouvées parmi lesquelles 10 sont des protéines à motifs PPR. Le rôle dans de ces dernières dans la traduction a été démontré à l'aide d'analyse de mutants (en particulier, technique de "ribosome profiling" : détermination des ARN messagers traduits en protéines). Finalement, grâce à la technique de cryo-microscopie électronique, la structure 3D originale du mitoribosome d'arabidopsis a été déterminée. Elle est caractérisée par une grande petite sous-unité avec la particularité d'un domaine allongé jamais observé dans une architecture de ribosome connue.

Ces résultat de recherche contribuent à mieux comprendre la diversité d'évolution de ces systèmes de traduction de protéines. Il illustre comment l'évolution a joué avec les mitoribosomes pour optimiser la synthèse des protéines chez la mitochondrie.

Légende de la figure : Comparaison structurale des mitoribosomes d'arabidopsis et d'animal ainsi que le ribosome cytosolique d'arabidopsis qui souligne l'originalité de l'architecture du mitoribosome d'arabidopsis. En particulier, il est caractérisé par la présence de domaines additionnels entourés en rouge. "SSU" représentent les petites sous-unités et "LSU" les grandes sous-unités.

Contact scientifique :
Hakim Mireau  
Institut Jean-Pierre Bourgin (INRA, AgroParisTech, ERL CNRS)

Référence :
Florent Waltz F, Tan-Trung Nguyen, Mathilde Arrivé, Anthony Bochle, Johana Chicher, Philippe Hammann, Lauriane Kuhn, Martine Quadrado, Hakim Mireau, Yaser Hashem, Philippe Giegé. Small is big in Arabidopsis mitochondrial ribosome. Nature Plants doi: https://doi.org/10.1038/s41477-018-0339-y Abstract

9 janvier 2019


Séminaires
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Lundi 14 octobre 2019
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14h00

Séminaire Focus IJPB
Dr. Mathilde GRELON
Equipe "Mécanismes de la méiose"

In the beginning was...the Double Strand Break

Affiche
Contact :


Date limite d'inscription obligatoire jusqu'au 10/10/19

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Mercredi 16 octobre 2019
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14h00
Grande salle Bât. 7

Séminaire invité IJPB/SPS
Dr. Federica ZANETTI
Université de Bologne, Italie

Is camelina leading the rural renaissance in Europe?


Affiche
Contacts :
et

Date limite d'inscription obligatoire jusqu'au 15/10/19 12h00

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Lieu des séminaires sauf indication contraire
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Amphithéâtre de Versailles, Bât. 10
INRA Centre de Versailles-Grignon
Route de St Cyr (RD10)
78026 Versailles Cedex

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Page Intranet séminaires IJPB



Evènements
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Fête de la science : venez découvrir le monde de la recherche et des plantes !

 

Vous faire découvrir la recherche et des expériences de laboratoire, des scientifiques de l'Institut Jean-Pierre Bourgin s'y attachent dans divers lieux en Île-de-France. Ils s'adressent aux scolaires ou au grand public. Des ateliers se déroulent au Village des sciences de Paris-Saclay les 5 et 6 octobre 2019 à Gif-sur-Yvette (91) (dans le cadre du LabEx Sciences des Plantes de Saclay), programme et à St Quentin-en-Yvelines, La Commanderie d'Elancourt, (78), atelier les 12 et 13 octobre 2019. Des ateliers aussi divers que : "Cellules de plantes en puzzle et musique, une même histoire de mathématiques !", "Le bénéfice des fautes d’orthographe pour s’adapter à l’environnement" et "Il ya de l'huile dans le gaz au labo !" vous attendent.

 

27 septembre 2019
Mise à jour 11 & 16octobre 2019


La science s'invite cette année à la "Fête de la musique"
21 juin 2019, INRA, Versailles, France

 

Trois ateliers pour l'IJPB pour faire découvrir des exemples de nos recherches en particulier aux non scientifiques du site INRA de Versailles et aux collégiens de 3ème en "Stage de découverte" :
- La cellule végétale sous toutes ses formes
- L’ADN joue au scrabble
- Réconcilier l’eau et l’huile, les deux meilleurs ennemis !

D'autres exemples de nos recherche "en images" avec 7 kakemonos aussi à découvrir.

21 juin 2019


Animation scientifique :
Découvertes scientifiques du monde végétal sur un piédestal à Versailles !


Dimanche 16 juin 2019, 9hh00-14h00
Place du Marché Notre-Dame, Versailles, France

Venez découvrir quelques exemples de travaux scientifiques de renommée mondiale sur le végétal étudié de l’échelle de l’infiniment petit au champ.

Rencontrez de scientifiques de l'Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB) sur la Place du Marché Notre-Dame le dimanche 16 juin durant le marché des fruits et légumes. Mises sur un piédestal, ils présenteront leurs grandes découvertes fondamentales comme la barrière d'espèce, l'azote et la croissance, la structure des gouttelettes lipidiques... et leur potentiel innovateur pour répondre aux défis socioéconomiques du 21ème siècle par de riches et ludiques illustrations et objets de science.

L'IJPB, constitué de plus de 300 chercheurs INRA/AgroParisTech/CNRS, mène des travaux scientifiques de renommée mondiale sur le végétal. L'IJPB est niché au fond du parc du Château de Versailles depuis plus que 50 ans sur le campus INRA.

Thématiques à découvrir :
- « Biodiversité : la barrière d’espèce végétale en construction » : un mécanisme simple d’incompatibilité (équipe VAST)
- « La dernière-née des hormones végétales » : la strigolactone contrôlant la ramification chez les plantes (équipe CORAM)
- « Comprendre la forme des feuilles et la modéliser » : des gènes conservés au cours de l’évolution gouvernent la forme des feuilles (équipe MiN)
- « Des épis de maïs petits ou grands »: l’azote au rendez-vous ?, comprendre son assimilation et l’efficacité d’utilisation d’engrais azotée (équipe NUTS)
- « l’anneau de préprophase, structure spécifique au règne végétal », division cellulaire et organisation spatiale des tissus de plante (équipe SPACE)
- « Corps lipidiques » : stocker des huiles dans la graine essentielles à la construction de la plante ! (équipe DIPOL)
- «Protéines et peptides végétaux » : vers une alternative alimentaire et environnementale (équipe PHYGERM)

Plus d'infos :
twitt, twitter IJPB
Evènement facebook
Site 80 ans du CNRS
Agenda 80 ans du CNRS

13 juin 2019


Exposition "Etonnant vivant"

13 mai au 7 juin 2019, INRA, Versailles, France

Première étape de l'exposition itinérante "Etonnant vivant" présentée à l'INRA de Versailles, elle est ouverte à tous les membres du site du 13 au 24 mai 2019. Elle est accueillie à l'occasion de la journée Européenne "Fascination of Plants Day" du 16 mai organisée par le Laboratoire d'Excellence "Sciences des Plantes de Saclay" (SPS) dont l'IJPB est co-fondateur. Les 23 panneaux proposent un tour d’horizon de découvertes parmi les plus surprenantes des 15 dernières années. Au départ, cette exposition a été présentée sous la forme d'une fresque dans le grand couloir à la station RATP Montparnasse (22/01/18-15/04/18, Etonnant vivant, Instagram Etonnant vivant).

Le livre "Etonnant vivant -Découvertes et promesses du 21e siècle" (CNRS éditions) est a l'origine de cette exposition. Olivier Loudet et Hervé Vaucheret, deux directeurs de recherche IJPB, ont participé à cette aventure collective.
Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Comment s'organise le vivant ? Y-a-t-il une vie ailleurs ? Le livre "Étonnant vivant" plonge le lecteur au cœur de la complexité du vivant et révèle les applications qui découlent de récentes découvertes dans les domaines biotechniques et médicaux. Il plaide pour une recherche qui ne se soit pas strictement utilitaire.
Comme le rappelle Catherine Jessus, directrice de l'Institut des sciences biologiques du CNRS jusqu'en janvier 2019, qui a dirigé cet ouvrage avec le concours de Thierry Gaude, directeur de recherche au CNRS, "La recherche a besoin de temps, de prise de risque, d'imagination, de créativité, de liberté. Ce sont les conditions d'une science qui ne veut pas se restreindre à être utilitaire mais est par essence utile".

Plus d'infos :
L'exposition itinérante CNRS est en prêt gratuit pour les laboratoires CNRS. Contact : Affichette
La fresque de la station RATP Montparnasse, quelques photos, twitter Ligne 4 RATP
"Teaser "Etonnant vivant", découvertes et promesses du XXIe siècle" 1'20
Conférence "Etonnant vivant", Catherine Jessus, 14 novembre 2017, 1h50
vidéo "La complexité du vivant" vidéo 7'30

10 mai (maj 24 mai) 2019



La journée "Fascination of Plants Day" 2019

La biologie végétale expliquée aux lycéens...

A l'occasion de cette journée, jeudi 16 mai 2017, l'Institut Jean-Pierre Bourgin accueille des lycéens pour leur faire découvrir la biologie des plantes. Elle est organisée par le Laboratoire d'Excellence Sciences des Plantes de Saclay (LabEx SPS).

Programme

En savoir plus : :
Plus d'info
Twitter 2019
Site "Fascination of Plants Day"



13 mai 2019


Workshop Plant Performance under Stress

24 juin 2019, INRA, Versailles, France

Ce workshop fait partie intégrante du projet EIG-Concert Japan : "Improving crop yield by enhanced plant performance under stress conditions" (Améliorer le rendement par l'augmentation de la performance de la plante en condition de stress, IPSC). IPSC mets en œuvre une approche globale de biologie des systèmes combinant les données phénotypiques, transcriptomiques et métabolomiques afin d'étudier les réponses de la plante aux facteurs environnementaux y compris les stress biotiques et abiotiques.

Ce second workshop organisé par le projet IPSC aura lieu à l'Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB), un unité mixte INRA-AgroParisTech labellisé par le CNRS et situé sur le site INRA de Versailles près du parc du château. L'IJPB est l'un des plus grands centres de recherche en biologie végétale en Europe faisant parti du Laboratoire d'Excellence Sciences des Plantes de Saclay (SPS).

Programme et flyer

Comité scientifique :
IPSC consortium:
Prof. Stephan Pollmann, Center for Plant Biotechnology and Genomics, Madrid, Spain
Prof. Hitoshi Sakakibara, Nagoya University, Japan
Prof. Jutta Ludwig-Müller, Technische Universität Dresden, Dresden, Germany
Prof. Ralf Oelmüller, University Jena, Jena, Germany
Prof. Jesús Vicente-Carbajosa, Center for Plant Biotechnology and Genomics, Madrid, Spain
Dr. Anne Krapp, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA-AgroParisTech, Versailles, France

Comité local d’organisation :
Corine Enard, IJPB
Maria-Jesus Lacruz, IJPB
Adrien Léonardi, IJPB
Hervé Frémineur, IJPB
Stéphane Raude, IJPB
Philippe Poré, INRA, Versailles
Alia Dellagi, IJPB
Anne Krapp, IJPB

Contact et plus d'info : site Workshop Plant Performance under Stress

9 mai 2019


EMBO Workshop on Meiosis

25-29 août 2019, La Rochelle, France

La méiose est essentielle à la reproduction sexuée. Grâce à la succession d’un cycle de réplication suivi de deux divisions chromosomiques, la méiose produit des cellules haploïdes à partir d’une cellule mère diploïde. Cette réduction de moitié du contenu génétique repose sur une succession de mécanismes moléculaires et cellulaires spécifiques qui ont évolué à partir de processus mitotiques. Les descriptions et analyses des mécanismes sous-jacents seront au centre du workshop EMBO sur la Méiose. En particulier, seront abordés l’initiation de la recombinaison, la formation des crossing-overs entre chromosomes homologues, la dynamique des chromosomes, le cycle cellulaire, la ségrégation des chromosomes et ce sur une grande variété d’organismes, des champignons à l‘homme en passant par les plantes, les insectes, différents mammifères et nématodes. Les conséquences des défauts méiotiques sur la fertilité et différentes pathologies seront aussi un des thèmes de la conférence. Pour la conférence 2019, un éclairage particulier sera porté sur la conservation et la diversité des mécanismes pour amener un point de vue de évolutif sur les processus méiotiques.

Programme et affiche

Comité scientifique :
Christine Mézard, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles, France
Harmit Malik, Fred Hutchinson Cancer Research, Seattle, USA
Matt Neale, University of Sussex, Brighton, United Kingdom
Melina Schuh, Max Planck Institute for Biophysical Chemistry, Berlin, Germany
Kikue Tachibana-Konwalski, Institute of Molecular Biotechnology, Vienna, Austria

Comité local d’organisation : Christine Mézard, Mathilde Grelon, Corine Enard, Hervé Frémineur, Stéphane Raude, Stéphanie Zimmerman
Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles, France


Contact et plus d'info : site Embo Workshop on Meiosis

2 mai 2019


23ème Conférence Internationale sur les Substances de Croissance Végétales
The International Plant Growth Substances Association (IPGSA) Conference


25-29 Juin 2019, Paris, France

La conférence IPGSA ("The International Plant Growth Substances Association") accueillera les chercheurs et les étudiants des structures académiques et des domaines industriels intéressés par les hormones, les substances de croissance et les processus de signalisation chez les plantes. A un rythme de tous les trois ans, la conférence IPGSA est une rencontre stimulante pour les scientifiques et l'opportunité de partager et de discuter de leurs dernières recherches. Le comité scientifique est constitué de leaders scientifiques nommés par les membres élus du Conseil IPGSA issus de divers pays. Ils vous proposent un programme attractif. Vous serez accueillis au coeur de Paris, dans une Université ce qui vous assureraen outre une expérience encore plus enrichissante.

Programme

Comité scientific :
Christine Beveridge, Univ Queensland, Brisbane, Australia
Miguel Blazquez, IBMCP, Valencia, Spain
Siobhan Braybrook, Univ California, Los Angeles, USA
Mark Estelle, Univ California, San Diego, USA
Annie Marion-Poll, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles, France
Catherine Rameau,Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles, France
Hitoshi Sakakibara, RIKEN, Yokohama, Japan
Daoxin Xie, Tsinghua Univ, Beijing, China

Comité local d'organisation :
Sandrine Bonhomme, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles
François-Didier Boyer, Institut de Chimie des Substances Naturelles, CNRS, Gif-sur-Yvette
Annie Marion-Poll, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles
Catherine Rameau, Institut Jean-Pierre Bourgin, INRA, Versailles
Marie-Jeanne Sellier, Saclay Plant Sciences, Ile de France
Sébastien Thomine, SFBV President, CNRS, Gif-sur-Yvette

Contact et plus d'information: IPGSA 2019 website

2 mai 2019


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