Pour
Arabidopsis thaliana, espèce de petite taille,
les micro-variations climatiques (échelle centimétrique)
sont impossibles à contrôler précisément,
notamment au sein de chambres de culture. Ces chambres, pour
lesquelles
des consignes globales de température, lumière et
hygrométrie peuvent être appliquées, montrent
malgré tout une grande hétérogénéité,
notamment en terme de flux d’air et donc de température.
Ces caractéristiques sont particulièrement gênantes
pour l’application de contraintes hydriques contrôlées.
Les serres montrent une meilleure homogénéité,
mais n’autorisent un contrôle climatique que
dans une fenêtre très étroite et ne
permettent pas de répéter les expériences
dans des conditions satisfaisantes.
D'autre part l’application de contraintes environnementales
constantes ou variables, sur plantes individuelles, nécessite
un ajustement précis et régulier, notamment pour des
contraintes de type hydrique ou nutritionnel. Dans l'objectif d'une
évaluation phénotypique précise de plusieurs
milliers de plantes individuelles, dans un environnement contrôlé
et homogène, seul un banc automatisé de culture et
de mesure de plantes d'Arabidopsis est envisageable.
Un
prototype d'automate de culture a été réalisé
en collaboration avec l'ISEP (Institut Supérieur d'Electronique de Paris) et l'entreprise CEGS-DESTEC.
Chaque automate permet la culture de plus de 700 plantes d'arabidopsis.
Les supports de culture sont en mouvement permanent, de manière
à procurer aux plantes un environnement moyen parfaitement
homogène. A chaque cycle, chaque plante est pesée,
ajustée en eau et en éléments minéraux
selon un scénario individuel défini en début
d'expérience. Une station de mesure est équipée
de capteurs (imagerie visible, infrarouge ou de fluorescence,
etc)
pour l'évaluation de paramètres développementaux
et physiologiques sur les plantes, et permet de quantifier leur
réponse à différents facteurs de l'environnement.
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