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Arabidopsis
thaliana : espèce modèle de biologie végétale
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Arabidopsis
thaliana
A gauche, la plante à l’état
végétatif, avant l’apparition de la hampe florale
(en bas à gauche). Au centre plante adulte au stade floraison/fructification.
A droite, fleur, hampe florale et graines. Les barres blanches représentent
1 cm, sauf dans le cas de la fleur et des graines où elles
représentent 1 mm. |
| Arabidopsis thaliana , petite
espèce herbacée appartenant à la famille des
Crucifères (Figure), est devenue depuis une vingtaine d’années
l’espèce de plante la plus utilisée dans les
laboratoires de biologie végétale. Cette espèce,
décrite par Johannes Thal au seizième siècle,
a intéressé les généticiens dès
la fin du dix-neuvième siècle, le premier mutant ayant été décrit
en 1873. Les travaux de F. Laibach et de ses élèves
dans les années 1910-1950 ont donné lieu aux premières
collections d’isolats naturels (traditionnellement appelés écotypes)
et de mutants induits artificiellement. Par la suite, leurs successeurs
(notamment G. Redei) ont largement contribué à populariser
cette espèce dans la communauté scientifique. La véritable
adoption à grande échelle de ce modèle d’étude
date pourtant du début des années 1980, qui ont vu
une véritable explosion des travaux menés sur Arabidopsis,
tant au niveau de la biochimie et de la physiologie qu’au niveau
de la biologie du développement. Peu après, les approches
de génomique se sont emparées de cette espèce
qui présente des avantages incontestables pour l’étude
de la structure et du fonctionnement des génomes végétaux. |
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